La vieille ville | Le parlement de Dombes | Le chateau fort | Le dictionnaire et le journal de Trévoux | Le musée de la filière


De son passé médiéval, Trévoux a conservé quelques éléments (château fort, Porte de Villars, maisons et ruelles,...) mais la ville a été assez largement remodelée du XVème au XVIIIème siècle.

La vieille ville

    Bâtie en amphithéâtre au bord de la côtière de Dombes, sur la rive gauche de la Saône, Trévoux, avant d'être rattachée à la France en 1762, fut capitale de la Principauté de Dombes, siège du Parlement de Dombes.

    La vieille ville forme un ensemble architectural intéressant. Dans la partie centrale, autrefois fermée par le triangle des remparts, les maisons à plusieurs niveaux escaladent la côtière abrupte.

    Au XVIIIème siècle, les membres du Parlement construisirent, hors des remparts, leurs hôtels particuliers.

    Des opérations de protection et de mise en valeur, menées depuis plusieurs années, ont permis de donner aux rues de Trévoux un charme apprécié des touristes.


Le Parlement de Dombes

Le parlement de Dombes créé par François 1er en 1523 siégea d'abord à Lyon avant de s'installer dans ses murs en 1696, lorsque le Duc du Maine fit édifier le Parlement de Trévoux et imposa aux magistrats de résider dans la ville. Sa fonction cessera, avec celle des autres parlements de France, 75 ans plus tard.

Un plafond à la française, peint par Pierre Paul Sevin accompagné des portraits du Duc du Maine attribué à Rigaud et de parlementaires de Dombes décorent la salle d'audience, siège aujourd'hui du tribunal d'instance.

    De sa situation à proximité de Lyon, de son statut de Principauté indépendante et des privilèges liés, Trévoux sut tirer bénéfice pour développer des industries et des activités particulières. Elle devint ainsi un centre européen d'édition au XVIIIème siècle mais aussi une cité où l'on frappait monnaie et où on travaillait les métaux précieux.


Le château fort

    Dominant le plateau de Dombes et la vallée de la Saône, le château de Trévoux offre un point de vue remarquable du haut de son donjon octogonal.

    L'une de ses trois tours, la Tour octogone, constitue une originalité assez rare par le style byzantin de sa construction, sa forme et l'utilisation en strates de matériaux de deux couleurs différentes.

    Ce monument classé a fait l'objet d'un importante rénovation en 1993.


Le dictionnaire et le " Journal de Trévoux "

Edité pour la première fois en 1704, le dictionnaire de Trévoux fut l'un des premiers en langue française. Il constitue aujourd'hui encore un ouvrage de référence.


Les "Mémoires pour l'histoire des Sciences et des Beaux-arts", plus communément appelés Journal de Trévoux furent imprimés dans la ville de 1701 à 1730. Ses auteurs, pour l'essentiel jésuites parisiens, entretinrent par leurs articles philosophiques une longue polémique avec Voltaire.


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Le musée de la filière

    Très tôt les artisans se sont installés à Trévoux pour y exercer le travail de l'or et de l'argent attirés par les avantages fiscaux de la Principauté. Ainsi Trévoux peut s'enorgueillir d'avoir vu naître des pièces d'orfèvrerie recherchées par les collectionneurs.

    Les tireurs d'or et d'argent installés à Trévoux travaillaient pour les soyeux lyonnais. Pour étirer les fils métalliques, on utilise un outil percé d'un trou conique : la filière.

    Un Trévoltien, Antoine Millan, réussit à percer le diamant pour créer des filières plus durables. A la fin du XIXème siècle et au début du XXème, Trévoux produisait la majorité des filières en diamant utilisées dans le monde.

    Aujourd'hui deux entreprises subsistent et un musée rappelle cette industrie autrefois florissante.


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